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ESSAI ZODIAC N-Zo.
Textes et photos : Sébastien Lahalle
N-Zo conditions extrêmes !
On le dit conçu pour concurrencer les Italiens… La dernière création de Zodiac est en effet le premier semi-rigide habitable du constructeur français. Mais qu’en est-il de son comportement en mer ? SR Mag a testé pour vous le N-Zo en conditions extrêmes…
Pour passer au banc d’essai le fameux N-Zo - dernière création du constructeur français qui aura nécessité deux années de recherche et de réflexion et le concours du célèbre architecte italien Vittorio Garroni - il fallait bien un cadre privilégié et des conditions appropriées. Il fallait surtout prendre le temps ! C’est pourquoi, avec le concours de Zodiac, Semi-Rigides Magazine n’a pas boudé son plaisir de tutoyer deux jours durant le premier semi-rigide habitable signé Zodiac.
Et c’est à Saint-Tropez que le rendez-vous nous était donné pour découvrir enfin sur l’eau le N-Zo. Nous l’avions découvert à Gênes, puis à Paris, et avions hâte de plonger avec lui dans l’eau salée.
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Un look unique
Première surprise, ce n’est pas un mais deux N-Zo qui nous attendent ! En effet, Zodiac a mis à notre disposition deux des trois versions existantes : la version standard avec ses flotteurs bleu et blanc et la version Optimum avec ses flotteurs gris et blanc. Il existe en effet trois versions du N-Zo : standard (la moins équipée), Optimum (bien équipée et compétitive) et Premium (équipement complet).
Sagement appontés en face de la concession Marine Service, quai de l’Epi en plein cœur du port, les N-Zo nous attendent. Premier constat : le dernier-né du chantier français tranche franchement avec tout ce que nous avions l’habitude de voir ces dernière années.
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Déjà, la ligne est moderne et la cabine occupe une place majeure dans le design général du bateau. Son programme semble du coup clairement établi : voici un bateau fait pour la petite croisière ou le camping côtier.
Pour l’apparence, le N-Zo ne laisse personne indifférent avec ses deux demi-flotteurs en hypalon-néoprène 1670 dtex équipés de valves encastrées, de 2 mains courantes, et d’une bande anti-ragage à profil ultra large, son nez en polyester et sa banquette arrière en forme de « L » (160 x 47 cm).
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Cabine pour cinq
Le N-Zo présente en fait tous les avantages d’un semi-rigide exonéré de taxe de francisation (moins de 7 mètres), avec plus d’espace à bord et un confort rare pour un pneumatique grâce à sa cabine pouvant accueillir jusqu’à 5 personnes et offrir 2 couchages (205 x 50 cm chacun).
Elle comprend également des toilettes séparées, un évier, un éclairage (4 spots) et une porte coulissante (94 x 57 cm) en plexiglass teinté anti-UV, fermant à clef. En option, il est possible de compléter cette dotation d’un réfrigérateur et d’un réchaud (2 750 €). On trouve aussi 2 hublots latéraux, un hublot de plafond, 3 coffres de rangement sous les assises, et un évier.
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Le pont – contre-moulé et recouvert d’un antidérapant ou d’un teck synthétique en option - a lui aussi été optimisé au maximum. Il propose un grand espace destiné au bain de soleil avant, un grand balcon avant (rare pour un semi-rigide), un carré arrière en U transformable en combiné table pique nique/bain de soleil, un éclairage de pont, et un leaning post incluant bloc évier avec robinet et pompe électrique conçu pour recevoir frigo et réchaud. Le cockpit est auto videur à l’arrêt.
Toujours sur le pont on notera le portillon amovible au passarrière bâbord (38 cm) assez pratique pour accéder au bloc moteur et à l’échelle de bain. Laquelle est télescopique et repliable.
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Dotation généreuse
Le poste de pilotage est lui aussi bien réussi. Le pilote est installé confortablement calé sur le dossier du large leaning-post ou même assis sur celui-ci. On regrette peut-être la position de la main courant inox autour du pare-brise. Celle-ci pouvant gêner la visibilité du pilote en navigation.
Une banquette (115 x 47 cm) est installée derrière le leaning-post. Elle est assez confortable mais il manque des saisines ou des mains courantes pour se tenir en navigation. Elle dissimule un coffre (34 x 104 cm et 36 cm de profondeur) qui n’est pas équipé de vérins et donc peu pratique.
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Un vérin cette fois équipe le coffre sous la banquette centrale arrière. Celui-ci est assez profond (104 x 39 cm et 36 cm de profondeur) et propose un bac étanche en revanche assez peu évident à sortir et à remettre en place. Au total, les coffres sous la banquette arrière proposent une capacité de rangement de 600 litres ! La baille à mouillage est elle aussi large et très profonde, ce qui permet d’accueillir aisément le guindeau électrique de série pour la version Optimum.
Le bain de soleil avant (2,50 m2) est très vaste et plutôt confortable. Même constat pour le bain de soleil arrière (2,36 m2). On regrette peut-être les attaches en sangle et en scratch un peu légères, et aussi l’encombrement de tous ces blocs de mousse une fois rangés dans la cabine.
Côté accastillage, le N-Zo est très bien doté avec 1 anneau d’étrave, 2 anneaux de traction, 2 taquets encastrables à la proue, 2 taquets fixes à la poupe, des feux de navigation escamotables dans le contre-moulage, un réservoir de carburant d’une capacité de 400 litres et un réservoir d’eau douce de 45 litres, 2 pompes de cales automatiques et un support extincteur.
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Dans 4 mètres de creux !
Cette revue de détails une fois effectuée et il faut le reconnaître assez concluante, reste maintenant à apprécier cette carène à 22,5° dont beaucoup vantaient déjà les mérites lors des derniers salons nautiques. Pour être certains de ne pas porter de jugement hâtifs, nous avons décidé d’essayer le N-Zo sur une mer plate, puis en conditions beaucoup plus sportives…
Ainsi, sur une mer d’huile dans le golfe de Saint-Tropez, nous avons pu apprécier la vélocité du N-Zo. Bien servi par le V6 Yamaha de 250 CV – sa motorisation maximum en monomoteur (300 CV en bimotorisation) – l’ensemble déjauge en moins de 5 secondes.
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Plutôt bien compte tenu du poids de l’ensemble : près de 2,5 tonnes à sortir de l’eau ! En vitesse de pointe : nous avons relevé 41,6 nœuds, ce qui est assez satisfaisant.
Compte tenu de son comportement à cette vitesse on estime que le N-Zo mériterait d’être essayé avec 350 CV.
En virages serrés, sa largeur de 3,22 mètres et ses flotteurs de gros diamètre (0,65 m) assurent une bonne accroche. Et dans un petit clapot haché au retour de notre ballade, nous avons pu apprécier sa souplesse à la retombée des vagues.
Mais c’est le lendemain que la carène a pu réellement prouver son caractère marin. Malgré le vent qui s’était levé durant la nuit, nous décidions malgré tout de sortir – Cap sur Ajaccio - avec Force 5 et une houle formant des creux piégeux de 3 à 4 mètres.
De retour au port trois heures plus tard et juste avant que la Capitainerie annonce un avis de grand frais pour l’après-midi, nous confrontons nos impressions.
Les commentaires sont unanimes : la carène s’en est très bien sortie, s’affranchissant de la houle et parvenant à retombée en douceur. Une véritable performance compte tenue des conditions !
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Conclusion
Après 20 milles marins passés dans des conditions extrêmes de navigation, après avoir poussé le N-Zo dans ses derniers retranchements, nous pouvons affirmer que la carène et le comportement de l’ensemble sont dignes d’éloges. En définitive : on aime l’initiative et l’audace du constructeur qui nous propose ici un bateau agréable, bien équipé et surtout très marin.
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Matthieu Coulon, Zodiac International
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Côté marque
Pur joyau des mers
«Pur joyau des mers, le N-Zo est la synthèse parfaite du savoir-faire du leader mondial du bateau pneumatique associé à la pureté du design Italien de Vittorio Garroni. C’est un bateau polyvalent, qui convient à toutes les activités sur l’eau : sport, découverte, promenades en famille ou entre amis. Il sait s’adapter à tous les types de navigation, notamment grâce à sa stabilité dans toutes les conditions de mer, due à son étrave plus prononcée qui détend les vagues.»
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Pascal Chipaux SRMag
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Les sensations du pilote
Un bateau bien né
« Au premier regard on a l’impression d’être face à un bateau conçu en deux parties : une coque dure à la proue, et un semi-rigide à la proue. Et c’est là toute sa personnalité. Autre constat : sur les salons il semblait assez massif et lourd. A flot, sa silhouette s’élance, s’affine et il est bien plus séduisant.
Aux commandes, l’environnement redevient très hors-bord. La position du pilote est agréable, ergonomique. En revanche, on regrette immédiatement l’absence de compas, en tout cas sur la configuration de notre essai. Pourtant le tableau de bord est suffisamment large pour accueillir tout l’électronique de navigation. Le pare-brise est entouré d’une grosse barre inox, un peu gênante car elle se situe à la limite du champ de vision.
En navigation, on se rend vite compte des qualités marines de la carène. Au démarrage c’est loin d’être une fusée, compte tenu de son poids important une fois chargé. Le Yamaha quant à lui reste un peu bruyant. A l’essai sur une mer d’huile, dans un petit clapot haché et dans une mer déchaînée, le bateau garde son tempérament, ses qualités marines. Sur mer très formée, il retombe avec souplesse. Il s’affranchit encore mieux du clapot haché, que l’on ne sent presque pas tant il encaisse bien ! Il s’inscrit parfaitement dans les courbes ou dans la trajectoire demandée. Dans les virages serrés, il prend appui sur le flotteur. En revanche, on a constaté que l’hélice 19’’ avait tendance à ventiler exagérément sur le N-Zo version Standard. Phénomène bien moins prononcé avec l’hélice 21’’ de la version Optimum avec lequel nous avons réalisé notre meilleure performance à près de 42 nœuds.
En conclusion, le N-Zo est un bateau bien né. Un bateau sécurisant qui pardonne les erreurs.»
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Fabrice Lacoume Directeur commercial Yamaha division Marine
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Le F250 vu par Yamaha
Confort et sérénité
«Le F250 dernier millésime est encore plus surprenant que son prédécesseur. Tout comme ses ainés, ce moteur souple, silencieux, puissant, et fiable se laisse conduire au doigt et à l'œil grâce à la commande électronique de gaz et de marche. L'adjectif « souple » n'est d'ailleurs pas assez fort pour exprimer tout le confort et la sérénité que procure ce dispositif ! Réglage de dureté de la poignée de gaz et du point mort ? Naturellement. Synchronisation pour installations à plusieurs moteurs ? Pas de problème. Branchement très simple des nombreux indicateurs de la gamme Yamaha, pour montage en réseau numérique ? Bien sûr.»
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CONFIGURATION TESTEE
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ZODIAC N-Zo 
Fiche technique :
Longueur : 6,99 m Longueur intérieure : 6,37 m Largeur : 3,22 m Largeur intérieure : 2,40 m Poids (sans le moteur) : 1 512 kg Diamètre du flotteur : 0,65 m Matériaux du flotteur : hypalon-néoprène Nombre de compartiments étanches : 6 Nombre de personnes autorisées : 5 - 12 (cat.B/C) Puissance maxi : 250 CV ou 2 x 150 CV Puissance recommandée : 250 CV ou 2 x 150 CV Puissance mini : 200 CV ou 2 x 100 CV Capacité du réservoir de carburant : 400 L Réservoir d’eau : 45 L
Prix TTC (indicatif) : . 44 132 € (version standard sans moteur) . 69 640 € (avec moteur Yamaha F 250) . 54 896 € (version Optimum sans moteur) . 64 464 € (version Premium sans moteur)
Tarif assurance : 754,71 € / franchise : 515 €
Equipement de série : WC marins, guindeau électrique, bain de soleil avant, bain de soleil arrière, table de pique-nique, coussins dans la cabine, kit douchette, échelle de bain, feux de navigation, évier dans le leaning-post, réservoir carburant 400 litres, 2 pompes de cale automatiques, réservoir d’eau noire de 43 litres, balcon avant, éclairage de pont, direction hydraulique, dossier pour banquette arrière.
Principales options : Pont en teck synthétique : 2093 €, Mât de ski : 1 375 €, Rallonge couchette de cabine : 1 375 €, Autoradio CD/MP3 : 698 €, Réfrigérateur et réchaud : 2 750 €.
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Yamaha F 250
Caractéristiques techniques :
Cycle : 4 temps EFI Architecture : 6 cylindres en V Alimentation : injection Cylindrée : 3 352 cm3 Régime maxi : 6000 tr/min Puissance : 250 CV Poids (sans hélice) : 276 kg Rapport poids/puissance : 1,1 kg/cv Puissance administrative : 19,2 CV
Prix : 24 390 € TTC
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CONDITIONS DE L'ESSAI
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NOS MESURES
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Conditions de l’essai :
Conditions de l’essai : mer d’huile, vent faible, 3 personnes à bord, 200 L de carburant, moteur F 250 Yamaha, hélice inox 3 pales 21’’
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Rapport Régime moteur / vitesse (mesure GPS)
1000 tr/min : 3,7 nds 2000 tr/min : 6,5 nds 3000 tr/min : 11,2 nds 4000 tr/min : 24 nds 5000 tr/min : 32 nds 6000 tr/min : 41,6 nds
Temps de déjaugeage : 4,7 sec Vitesse de croisière : 4000 tr/min / 32 nds Vitesse maxi : 6000 tr/min / 41,6 nds Consommation estimée : 55 l/h à 4000 tr/min (32 nds)
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Pilote : Pascal Chipaux
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Vent faible
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Mer d'huile
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Méditerranée (Saint-Tropez) |
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FACE A LA CONCURRENCE
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Sea Hawk 265
Longueur : 7,95 m Largeur : 3,15 m Poids : 1450 kg Puissance maxi : 2 x 175 CV Nb de personnes : 8/18 cat B/C Matériau flotteur : hypalon néoprène
Prix : 57 000 € (sans moteur)
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Zar 73 Sky Deck
Longueur : 7,30 m Largeur : 2,54 m Poids : 1400 kg Puissance maxi : 250 CV Nb de personnes : 10 cat B Matériau flotteur : hypalon néoprène
Prix : 78 300 € (avec moteur 220 CV)
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Nuova Jolly Prince 27 Cabin
Longueur : 7,95 m Largeur : 3,03 m Poids : 2300 kg Puissance maxi : 400 CV Nb de personnes : 10 cat B Matériau flotteur : hypalon néoprène
Prix : 74 000 € (sans moteur)
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