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L’Estuaire en bateauLe dimanche 18 juillet dernier, une quinzaine de navigateurs amateurs ont sorti leurs semi-rigides, du port des Callonges ou du port de Royan pour faire cap sur Bourg-sur-Gironde. Près de 100 milles nautiques pour un après-midi riche en découverte et en convivialité |
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Organisée par Johanny Bare, passionné de navigation, cette sortie estivale a regroupé une quinzaine de personnes – hommes, femmes et enfants – décidé à partir à la découverte de l’Estuaire de la Gironde et de ses îles jusqu’à l’embouchure de la Dordogne à Bourg-sur-Gironde. Un joli périple pour ces navigateurs amateurs, tous férus et propriétaires de semi-rigides de la marque Bombard. Deux départs distincts furent donnés : l’un du port de Royan en Charente-Maritime, l’autre du Port des Callonges sur la commune de Saint-Ciers-sur-Gironde en Gironde. L’équipage royannais rallia le groupe à hauteur du Port des Callonges. Après quelques dizaines de miles parcourus sur une mer légèrement clapoteuse et une bonne brise, tous décidèrent de faire une première pause. Il est alors 11 heures et les embarcations se situent au dessus de la ville de Blaye, en face des îles de Patiras de Bouchaud. Après un café bien mérité, cap plein Sud jusqu’à midi, toujours en longeant les îles. Vers 14 heures, sous un soleil de plomb c’est enfin l’arrivée à Bourg-sur-Gironde. L’occasion de partager un pique-nique dans un cadre superbe et de visiter la ville : visite du Musée de la voiture hippomobile, le lavoir, les citadelles, et les rues d’époque. Bourg comprend deux parties : la ville haute (vieille ville) encore ceinturée par ses remparts médiévaux qui enferment un réseau de ruelles tortueuses et mystérieuses, et la ville basse (le port), ancien quartier économique et industriel né au cours du XVIIIe siècle. Le retour s’est fait sans encombre et nos navigateurs ont promis de se retrouver l’année prochaine pour une nouvelle expédition en semi-rigides. |
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Navigation
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Port de Royan .Port des Callonges : Port de Bourg-sur-Gironde : |
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L'estuaire de la Gironde : le plus vaste d’Europe
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Avec une longueur de 70 km entre le bec d’Ambès, où confluent la Garonne et la Dordogne, et la « limite transversale à la mer » (océan Atlantique) – de la pointe de Grave à la pointe de Suzac, une largeur maximale de 12 km et une superficie totale de 625 km2, l’estuaire de la Gironde est le plus vaste d’Europe Occidentale. Vaste espace dynamique, lieu d’échanges entre terre et mer, immémorial lieu de passage pour l’homme navigateur, mais aussi pour la faune – oiseaux et poissons migrateurs, dans ses eaux blondes coulent la terre, la vie et l’histoire des Hommes. L'estuaire de la Gironde a une histoire riche grâce à l'importance du commerce maritime qui s'est beaucoup développé. L'influence du port de Bordeaux fut pendant longtemps avérée et attirait de nombreux bateaux. Aujourd'hui encore, la Gironde permet le passage de nombreux navires dont l'immense navire servant de transporteur aux ailes de l'Airbus A380. |
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| La Gironde et ses rives détiennent un patrimoine culturel important. Les paysages sont variés et les traditions encore présentes grâce notamment à la pêche. D'autres économies sont présentes dans cet estuaire comme l'économie pétrolière ou électrique avec les dépôts de pétrole du bec d'Ambès ou la centrale nucléaire du Blayais. | ||
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Les portsIl existe une quarantaine de ports dans l’Estuaire : des ports industriels en minorité mais le plus souvent visibles, des ports de plaisance et des ports de pêche naturels. Ces ports sont le plus souvent en retrait dans les terres pour être à l'abri des courants. Ils prennent place dans les anciens marais de la Gironde.
Plus loin, après l'estuaire, on trouve d'autres ports plus importants en capacité d'accueil mais pas en tirant d'eau comme :
Sur les deux rives de l'estuaire existent aussi bon nombre de petits ports, appelés « esteys » ou « estiers », suivant que l'on se trouve sur la rive gauche ou la rive droite. Il s'agit plutôt de haltes nautiques. Certains ont pourtant joué un rôle important dans le transport du vin, du bois ou des céréales. Ils constituent aujourd'hui un patrimoine typique de l'estuaire. |
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La pêche
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La pêche dans l'estuaire de la Gironde est surtout une activité centrée sur les poissons migrateurs : aloses, maigre, anguille, lamproies et sur les petites crevettes blanches caractéristiques des estuaires. La pêche de la pibale ou civelle est une grande tradition dans l'estuaire, c'est aussi la plus lucrative. Ces alevins d'anguilles sont pêchés dans l'estuaire grâce à des chalutiers portant de grands filets latéraux, les « pibalours ». Ces embarcations sont aussi nommées bateaux libellules. Depuis les années 1980, la pibale est vendue sur les marchés asiatiques et bénéficie d'une forte valeur ajoutée. Mais la ressource s'épuise et de moins en moins de pibales remontent l'estuaire de la Gironde. La lamproie et l'alose se pêchent au printemps. La lamproie est cuisinée à la bordelaise dans son sang et du vin. Enfin, la pêche au maigre est très prisée et insolite dans l'estuaire. Ce poisson se reproduit dans l'embouchure de la Gironde au niveau du Banc des Marguerites. Le mâle pousse des grognements qui alertent les pêcheurs : c'est une pêche « à l'écoute ». La pêche au carrelet est aussi très répandue le long de l'estuaire. On retrouve de nombreuses cabanes sur pilotis le long des rives permettant de descendre un filet carré (le carrelet) à l'eau. Le terme de carrelet s'applique également à la cabane de pêche. C'est une pêche au hasard (on remonte régulièrement le filet et on n'utilise aucun appât) pratiquée par les amateurs. |
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L'ESTUAIRE DE LA GIRONDE EN IMAGE |
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Il existe une quarantaine de ports dans l’Estuaire : des ports industriels en minorité mais le plus souvent visibles, des ports de plaisance et des ports de pêche naturels. Ces ports sont le plus souvent en retrait dans les terres pour être à l'abri des courants. Ils prennent place dans les anciens marais de la Gironde.
Le port de Blaye est un port de pêche et de plaisance se trouvant au pied de la citadelle.
Le port de Lamarque sur la rive gauche est un port d'embarquement et de débarquement du bac assurant la liaison avec le port de Blaye sur la rive droite.
Le port de Mortagne-sur-Gironde est un port de pêche et de plaisance. Il était autrefois le cinquième port pour l'importance de son trafic
Le port de Pauillac est le premier port de l'estuaire.
Le port de Saint-Fort-sur-Gironde est un port de pêche et de plaisance.
Le port Médoc au Verdon-sur-Mer est un port de plaisance moderne. Il est le premier port vert de l'Atlantique.
Plus loin, après l'estuaire, on trouve d'autres ports plus importants en capacité d'accueil mais pas en tirant d'eau comme :
Le port de Bassens est le port le plus important de Gironde.
Le port de Lormont, un port de plaisance.
Le port de la Lune, le grand port de Bordeaux qui peut recevoir des paquebots de 280 mètres de long.
Sur les deux rives de l'estuaire existent aussi bon nombre de petits ports, appelés « esteys » ou « estiers », suivant que l'on se trouve sur la rive gauche ou la rive droite. Il s'agit plutôt de haltes nautiques. Certains ont pourtant joué un rôle important dans le transport du vin, du bois ou des céréales. Ils constituent aujourd'hui un patrimoine typique de l'estuaire.